27/08/2014

paru dans Le Populaire : pourquoi soutenir la littérature de jeunesse africaine ?

 Le populaire n° 420 du 18 août 2014 vous propose un article sur les raisons de soutenir la littérature africaine pour les enfants et la jeunesse

24/08/2014

Le livre dort, 4° prix ex-aequo du concours "Sur les murs la poésie"

Le livre dort
Attention

De toutes politiques ivres
Auxquelles chacun se livre
Nos enfants ont tendance à nous suivre,
Bien qu’ils aient des études à poursuivre.
Certes, nous leur donnons assez de vivre
Parce qu’ils ont besoin de vivre
Mais cette jeunesse vibre
Parce qu’elle veut être libre.
Donnons-lui donc le livre
Pour que l’instruction la délivre.

Antoine Monka GNAHE

664 68 79 73 / 622 60 12 56

18/08/2014

La Guinée te commande, 4° prix ex-aequo du concours "Sur les murs la poésie"

La Guinée te commande

Jeune de Guinée, friand de bonheur
La Guinée dont tu es l’espoir te commande
De regarder ses Régions avec le même œil
Ses ethnies avec le même amour
De flétrir la division
De refuser d’en devenir l’agent
De t’écarter de ceux qui l’encouragent
Car leur réussite fera ta perte.

Politique qui aspire au pouvoir
Qui doit profiter à tous les guinéens
Dont les ethnies tiennent mordicus
A effacer de leurs cœurs les affronts subis
Dont le souvenir aiguise la division
La Guinée te commande de proférer des discours
Qui vont amener au pardon les victimes
Et au repentir les fauteurs.

Bourreau qui a commis une outrance
Dont l’impact a laissé une strie
Sur le dos de ton peuple
La Guinée te commande de t’empresser
A faire ton mea-culpa
Un aveu qui évitera le clivage ethnique.

Supplicié guinéen de tous bords
Qui a subis des torts
Dont tes propres sont les acteurs
La Guinée dont tu es le sacrifice te commande
D’accepter le pardon
Dont le refus te privera de tremplin.

Harouna DIALLO

655 47 30 13 / 628 19 73 06

12/08/2014

Ici, 3° prix ex-aequo du concours "sur les murs, la poésie"

Ici
Ici on nous considère comme des autochtones
Puisque nous sommes les premiers venus.
Ici on nous considère comme des étrangers
Puisque nous sommes les derniers venus.
Sachons simplement que nous sommes tous issus d’une immigration.
Quittant un point A ou un point B ou encore un point C pour être ici.
Soit de l’Arabie, soit du haut Nil, soit de la Foret tropicale.
Que nous soyons Maninkas, que nous soyons Foulbhés,
Que nous soyons Forestiers, que nous soyons Sossos ou autres,
Ici doit appartenir à nous tous.
Mais ici ne peut pas nous appartenir,
Si nous nous tapons la poitrine les uns contre les autres,
Si nous faisons danser la tête les uns contre les autres,
Si nous nous lançons des paroles inutiles et enflammées,
Si nous nous faisons des actions destructrices.
Qui de nous n’est pas d’ici ? Et qui de nous a choisi d’être né ici ?
Personne.
Mais qu’est-ce qu’ici exige de nous ?
Ici, exige de nous
Son amour, sa défense, travailler pour lui pour son développement.
Ici, aucune ethnie n’est supérieure à une autre.
Et aucune ethnie ne peut chasser une autre ethnie.
Puisqu’elles sont toutes égales en droit et en devoir.
Alors plantons l’arbre de l’unité pour nous abriter sous son ombre
Et pour que chacun et chacune puissent effectivement profiter de son fruit.

Issiaga KÉBÉ

622 36 25 52 / 666 36 25 52

05/08/2014

Plus fort que le désespoir, 3° prix ex-aequo du concours "sur les murs, la poésie"

Plus fort que le désespoir
C’est sur le macadam
Que j’ai vu périr des âmes
Sur la longue route de la liberté
Beaucoup des nôtres ont succombés

Ils s’en vont emportant avec eux
Le rêve de voir enfin une nouvelle guinée
Unie, solidaire et  prospère
Dans une toute nouvelle ère

Ils s’en vont emportant dans leurs tombes
Leurs rêves et le rideau tombe
Black out total dans nos idées
Coupure générale dans nos cités

Le rêve est devenu cauchemar
L’agneau est devenu renard et son regard
Est celui d’un animal dangereux
Qui veut me faire entrer dans son jeu

Mais l’espoir est plus fort que le désespoir
Dieu nous laisse toujours le choix
D’une vie meilleure et pleine de bonheur
Que ce fardeau de malheur qui pue l’enfer
                                                                                  Ibrahima Mothema BARRY

628 70 31 24