11/09/2018

Quand Thierno Monenembo lit Mabéty Soumah

Thierno Monenembo
Quand un écrivain tel que Monenembo se penche sur un de nos romans, on retient son souffle ...
Et vous imaginez la joie quand on reçoit une analyse qui souligne non seulement les qualités intrinsèques du roman mais qui comprend si bien nos objectifs, ceux de l'auteur en écrivant son livre, ceux de l'éditeur en le publiant. Concourir à l'éducation des jeunes à travers la lecture sans craindre d'aborder les sujets tabous qui les préoccupent  !
 [...]"C’est après avoir lu Mabéty Soumah que je me suis rendu compte que le roman africain n’avait que rarement abordé les problèmes liés à la puberté. Période charnière pourtant surtout pour les jeunes filles ! Brutalement, l’enfant subit un bombardement hormonal qui transforme de fond en comble aussi bien son physique, que son mental, cela pouvant aller parfois jusqu’au déséquilibre psychique. C’est une période très difficile où l’on a besoin d’être entouré, compris et orienté. Nos ancêtres par le biais de l’initiation savaient très bien entourer un enfant, le comprendre et l’orienter. Mais nos sociétés d’aujourd’hui déglinguées de la base au sommet, sont impuissantes devant cette situation-là aussi comme elles le sont devant toutes les autres. [...] 
Et c’est là tout le tour de main de ce roman ! Construit avec les matériaux classiques du conte, il s’appuie sur les vertus pédagogiques du conte pour trouver une issue heureuse à son personnage sans tomber dans les travers qui surgissent dès que l’on parle de sexe : la grossièreté, la vulgarité, la provocation.  [...] 
On est 2018 ! Plus rien n’est tabou. Nous devons aborder tous les sujets même les plus gênants. Et je vous assure que le collège et la famille sont les meilleurs endroits au monde pour parler de sexe.
Merci, Mabéty Soumah pour ce beau livre, aussi bien éducatif que divertissant !"Tierno MONENEMBO pour JMI  (JMI Copyright © JustinMorel.info)

30/08/2018

Troisième Prix du concours de Poésie : Ma passion de Aboubacar Sidiki Fadiga

Sa passion, c'est la poésie et Aboubacar Sidiki Fadiga le dit si joliment :
Ma passion
Je l’ai rencontrée dans un journal écrit
Habillée en bleu-blanc par qui elle tient vie
D’une forme libre littérairement très sexy
D’une beauté sans virgule ni apostrophe
Nez accentué, yeux vers, teint strophe
Dents toniquement, blanches et engagées
Des lèvres savoureusement bien rimées.
Laissant passer une voix syllabiquement rythmée.
Ce jour, elle venait faire un achat de cri
Contre la dépigmentation des jeunes filles.
D’aura si frissonnant que je m’étais pâmé,
Voulant l’approcher pour l’ébruiter mon amour
J’aurais juré avoir en moi un tambour,
Tout ce que j’ai pu dire arrivé en face d’elle
C’est « v…vo …vous…êetes…belle ! »
Nul en drague ! Mais elle avait comprit
Elle m’a fait un sourire et par empathie
M’a donné sa carte de visite qui suit
Mademoiselle poésie
Adresse : livre, rue bibliothèque, en face de curiosité
Tel : Lecture-Lecture-Lecture
Email : pour-toujours-avec-lecteur-Gmail. vie
D’où l’inséparable vie qu’on mène en pire et meilleur aujourd’hui


 


Né le 29/10/95, à Conakry, Fadiga Aboubacar Sidiki, Étudiant, produit de l'éducation scolaire guinéenne, est un grand énamouré de la lecture, par conséquent de l'écriture.
Ce texte "Ma passion", troisième prix du concours, est pour lui le premier prix d'un avenir littéraire qu'il compte entamer bientôt. Et, il s'est inspiré du jour où son cœur de lecteur a reçu pour la première fois le grain d'amour, de passion pour son '' épouse littéraire '',  Mademoiselle poésie


On lui souhaite bonne chance !

12/08/2018

Deuxième lauréat du concours de poésie : Mamadou Lamine Diallo pour A toi ma très chère

Mamadou Lamine Diallo traduit dans ce poème l'ardeur de l'amour d'un fils pour sa mère décédée.

A toi ma très chère…

Ces lignes pour toi proviennent d’un cœur qui regrette ton absence
Mes neurones vaincus par le chagrin qui m’habite le délivrent avec véhémence
Du fond de mon âme ta personne que personne ne saurait remplacer est gravée
Et telle une idylle naissante ton image remplit mes pensées et y est sans cesse attachée
Même dans mon sommeil ton visage rayonnant de joie et de bonheur résonne en moi
J’ai tenté de m’évader pour essayer de me libérer de ta présence me mettant en émoi
J’ai fait voyager mon moral partout pour voir si je réussirais à bousculer ton omniprésence
Je me suis créé un monde orné de joyaux comme dans une fée pour t’administrer ma sentence
Du haut des collines même la case magique de mon aïeul s’est avérée vile de science
Parce que ta beauté m’est irrésistible
Et ton absence une douleur implacable
Ces mots sont des remèdes pour calmer mes maux
Mes larmes ont tari, mes forces se sont affaiblies
Le vif espoir de te sentir, de te cajoler, de te revoir a grandi
Fais-moi signe je te prie car de l’intérieur je saigne
Pour toi je n’hésiterais pas à vendre mon âme
Que toutes les forces armées soient mises à ma disposition pour ma sécurité
Que tous les Anges m’enveloppent avec leurs interminables ailes de sainteté
Sans toi, ton parfum, tes soins, ton amour, je vis une vie démunie de toute confiance
Avec toi je me sens heureux comme ce bébé blotti dans les mains de sa mère qui le berce
J’aimerais dix milles fois te dire que je t’aime et que tu as eu tort de me quitter si tôt
Je commençais juste à te connaître, à deviner tes pensées mais la faucheuse a agi tôt
La maudite ! Oui ! Devant notre Seigneur je la blâme et contre elle je porte plainte
Ciel ! Fais que mère voie ces mots afin qu’elle sache que ses caresses me manqueront
Mère ! Même dans la tombe mes esprits te suivront !




















dessins par les élèves d'Irina Condé à l'ISAG



Mamadou Lamine Diallo, licencié en Lettres Modernes 
de l'Université Général Lansana Conté à Conakry,
a déjà été primé en 2015 pour son slam "J'en ai marre" sur le thème d'Ebola.
lamsrevo@gmail.com
622 06 77 23 / 662 71 04 79

03/07/2018

premier Lauréat du Concours Sur les murs la Poésie: Teddy Pinaud


Premier prix du concours Sur les murs la Poésie 2018. Attribué à Teddy Pinaud. Teddy Pinaud a déjà été primé plusieurs fois dans nos concours. Ce poème est empreint de la nostalgie de celui qui a quitté "son" pays d'adoption.

QU’IL EST LOIN LE SOLEIL ARDENT

Qu’il est loin le soleil ardent

De ce pays qui me manque tant
Et l’ardeur de ses habitants
De tous milieux par tous les temps

Bien que de nouveau résident
Dans mon pays natal je sens
Battre mon cœur qu’à cinquante pour cent
L’autre moitié encréedans un passé récent

Qu’ils sont loin les plaisirs ardents
De ces jours qui ne durent qu’un instant
Et l’ardeur de ces hommes et femmes épatants
Par leur simplicité rare en notre temps

Il me faut serrer fort les dents
Pour affronterle froid à présent
Et la froideuroccidentale après trois ans
Au contact chaleureux de gens bienfaisants

Qu’il est loin le soleil ardent
De ce pays que je pleure tant
Et l’ardeur de ses habitants
Au large sourire réconfortant !






Illustrations de l'ardeur du soleil par les élèves d'Irina Condé de l'ISAG (Institut supérieur des arts de Guinée à Dubreka)










 Ce que Teddy Pinaud dit de lui :
"Né en 1980, Teddy Pinaud s'éprend de la poésie dès l'adolescence. Il a publié certains de ses écrits dans des revues et participé à plusieurs concours. L'auteur de "En partance & en partie intime", soif de voyages
et de paysages, a notamment séjourné en Guyane et plus récemment en Guinée.

03/06/2018

Sur les murs la poésie 2018 résultats du concours

Un joli cru pour cette 5ème édition de Sur les murs la Poésie
les lauréats :
1 er Prix :Teddy Pinaud pour  Qu'il est loin le soleil ardent
2 ème Prix: Mamadou Lamine Diallo pour A toi ma très chère
3 ème Prix ;Aboubacar Sidiki Fadiga pour Ma passion.
et une journée chaleureuse pour fêter la poésie en quelques photos. L'exposition dure jusqu'au 10 juin.
Irina donne les derniers conseils à ses étudiants: ils illustrent des expressions avec "Ardeur" trouvées, inventées parfois avec audace, par le Club Littéraire du CCFG. 

pendant que Boubacar Diallo anime l'atelier de poésie dans toutes les langues parlées en Guinée.

Nicolas Doyard, directeur du CCFG rappelle la longue collaboration entre le CCFG, les éditions Ganndal et le Club littéraire du CCFG pour soutenir la poésie à travers "Sur les murs la poésie"


Leila Diallo, Présidente du Jury.
Tandis que Rougui Camara accompagnée à la flûte par Abdoulaye Camara s'apprête à nous lire le premier prix
Mamadou Lamine Diallo, heureux d'être lauréat une nouvelle fois dans ce concours.

Alpha Abdoulaye Diallo, directeur du journal Le Populaire, soutient lui aussi cette action depuis l'origine. Membre du Jury, il a insisté sur la qualité de la langue française, et encouragé les jeunes à mieux la maîtriser encore pour mieux exprimer leur pensée dans cette langue de communication commune à tous.


Arrivée des tubes de poésie avec le CL-CCFG

et un léger souffle pour vous enchanter



Les poètes viennent lire leur texte, en français, en poular ou en N'Ko...

 Le club littéraire et son classique défilé des mots.
le jeu consiste à reconstituer un vers à partir des mots présentés dans le désordre.



27/05/2018

carton rouge à BookWitty



La situation est grave pour les éditeurs diffusés par BookWitty en France, Suisse et Belgique et nous partageons cette information largement avec tous nos partenaires.
COMMUNIQUÉ
Nous informons nos partenaires et clients de la regrettable situation que nous fait subir le diffuseur-distributeur de nos titres en France, Suisse et Belgique, la SARL BOOKWITTY :

26/05/2018

Finale du défi lecture des écoles primaires


Le défi lecture des écoles primaires se terminera mercredi 30 mai à 11h au CCFG avec la rencontre entre l'école Le Salem représentant les écoles de Conakry et l'équipe de Khorira et Tatéma, représentant la Guinée Maritime. Pendant l'année scolaire, en dépit des grèves et perturbations multiples, nous avons pu maintenir le cap et organiser chaque mois, 2 défis à Conakry entre les 5 écoles(Alexandre Bourré, Néné Kali Condeto, les Dabadins, Saint Joseph de Cluny, le Salem) et 2 défis à Koba (Tatema et Bassengué) et Dubreka (Khorira et Bawa) entre les 4 écoles. 
160 livres ont été distribués à chaque classe. soit 1440 livres qui restent propriété de l'école et permettront d'organiser de nouvelles activités de lecture les prochaines années
360 élèves ont lu 4 livres chacun. (Bakomê à la recherche de son père d'Antoine Bangoura, Alamako l'enfant aux grands rêves de Abdoulaye Keita, Binta la petite vendeuse de Boubacar Diallo et Les chimpanzés de Bossou de Moussa Kourouma.)

🚨 ALERTE NOUVEAUTÉ chez GANNDAL

  Franc-maçonnerie en Guinée : Entre tradition et modernité   Une enquête inédite qui lève le voile sur l'un des sujets les plus mystér...