30/08/2018

Troisième Prix du concours de Poésie : Ma passion de Aboubacar Sidiki Fadiga

Sa passion, c'est la poésie et Aboubacar Sidiki Fadiga le dit si joliment :
Ma passion
Je l’ai rencontrée dans un journal écrit
Habillée en bleu-blanc par qui elle tient vie
D’une forme libre littérairement très sexy
D’une beauté sans virgule ni apostrophe
Nez accentué, yeux vers, teint strophe
Dents toniquement, blanches et engagées
Des lèvres savoureusement bien rimées.
Laissant passer une voix syllabiquement rythmée.
Ce jour, elle venait faire un achat de cri
Contre la dépigmentation des jeunes filles.
D’aura si frissonnant que je m’étais pâmé,
Voulant l’approcher pour l’ébruiter mon amour
J’aurais juré avoir en moi un tambour,
Tout ce que j’ai pu dire arrivé en face d’elle
C’est « v…vo …vous…êetes…belle ! »
Nul en drague ! Mais elle avait comprit
Elle m’a fait un sourire et par empathie
M’a donné sa carte de visite qui suit
Mademoiselle poésie
Adresse : livre, rue bibliothèque, en face de curiosité
Tel : Lecture-Lecture-Lecture
Email : pour-toujours-avec-lecteur-Gmail. vie
D’où l’inséparable vie qu’on mène en pire et meilleur aujourd’hui


 


Né le 29/10/95, à Conakry, Fadiga Aboubacar Sidiki, Étudiant, produit de l'éducation scolaire guinéenne, est un grand énamouré de la lecture, par conséquent de l'écriture.
Ce texte "Ma passion", troisième prix du concours, est pour lui le premier prix d'un avenir littéraire qu'il compte entamer bientôt. Et, il s'est inspiré du jour où son cœur de lecteur a reçu pour la première fois le grain d'amour, de passion pour son '' épouse littéraire '',  Mademoiselle poésie


On lui souhaite bonne chance !

12/08/2018

Deuxième lauréat du concours de poésie : Mamadou Lamine Diallo pour A toi ma très chère

Mamadou Lamine Diallo traduit dans ce poème l'ardeur de l'amour d'un fils pour sa mère décédée.

A toi ma très chère…

Ces lignes pour toi proviennent d’un cœur qui regrette ton absence
Mes neurones vaincus par le chagrin qui m’habite le délivrent avec véhémence
Du fond de mon âme ta personne que personne ne saurait remplacer est gravée
Et telle une idylle naissante ton image remplit mes pensées et y est sans cesse attachée
Même dans mon sommeil ton visage rayonnant de joie et de bonheur résonne en moi
J’ai tenté de m’évader pour essayer de me libérer de ta présence me mettant en émoi
J’ai fait voyager mon moral partout pour voir si je réussirais à bousculer ton omniprésence
Je me suis créé un monde orné de joyaux comme dans une fée pour t’administrer ma sentence
Du haut des collines même la case magique de mon aïeul s’est avérée vile de science
Parce que ta beauté m’est irrésistible
Et ton absence une douleur implacable
Ces mots sont des remèdes pour calmer mes maux
Mes larmes ont tari, mes forces se sont affaiblies
Le vif espoir de te sentir, de te cajoler, de te revoir a grandi
Fais-moi signe je te prie car de l’intérieur je saigne
Pour toi je n’hésiterais pas à vendre mon âme
Que toutes les forces armées soient mises à ma disposition pour ma sécurité
Que tous les Anges m’enveloppent avec leurs interminables ailes de sainteté
Sans toi, ton parfum, tes soins, ton amour, je vis une vie démunie de toute confiance
Avec toi je me sens heureux comme ce bébé blotti dans les mains de sa mère qui le berce
J’aimerais dix milles fois te dire que je t’aime et que tu as eu tort de me quitter si tôt
Je commençais juste à te connaître, à deviner tes pensées mais la faucheuse a agi tôt
La maudite ! Oui ! Devant notre Seigneur je la blâme et contre elle je porte plainte
Ciel ! Fais que mère voie ces mots afin qu’elle sache que ses caresses me manqueront
Mère ! Même dans la tombe mes esprits te suivront !




















dessins par les élèves d'Irina Condé à l'ISAG



Mamadou Lamine Diallo, licencié en Lettres Modernes 
de l'Université Général Lansana Conté à Conakry,
a déjà été primé en 2015 pour son slam "J'en ai marre" sur le thème d'Ebola.
lamsrevo@gmail.com
622 06 77 23 / 662 71 04 79