18/03/2015

Ganndal au Salon du livre de Paris

Tachetures par Hakim Bah
col Tinka
54 p.
35000 gnf


Résumé du livre :
Ce recueil de 6 nouvelles fait référence à la vie d’une certaine jeunesse guinéenne.

La première nouvelle « Brochette de lycéens » donne le ton.
Elle évoque les émeutes de 2007 : un jeune lycéen est pris dans une manifestation et fait l’expérience de la violence (premier contact avec la mort)
Le « peu de temps » est ce qu’il faut au naufrage d’une adolescente ayant perdu ses repères.
« A coups de couteau » dans une boîte de Freetown : une jeune fille victime de la guerre civile se rend justice pour retrouver la paix intérieure.
« La mère de l’albinos » retrace la quête éperdue d’une mère dont l’enfant albinos a disparu.
 « Et il reviendra… », sur la violence des couple, nous fait vivre l’attente amoureuse et désespérée d’une jeune femme bafouée.
« Tachetures » évoque l’incompréhension entre une mère et sa fille adolescente. L’absence de communication, la condamnation hâtive pour une faute qui n’a pas eu lieu. Et sa conséquence tragique.

Commentaire :
Ces nouvelles font état de la violence et du désespoir auquel sont en proie les jeunes aujourd’hui, aussi bien en Guinée que dans un grand nombre de pays. En ce sens Hakim Bah touche à l’universel.
Tachetures est son premier recueil de nouvelles. Certaines ont été écrites alors qu’il était encore étudiant. Œuvre de jeunesse ? On sent déjà une originalité dans son écriture où prose et poésie se donnent la main dans une grande maîtrise de la forme. L’ellipse, les images souvent poétiques, suggèrent ou bousculent. L’auteur sait rendre l’atmosphère (pluie torrentielle ou chaleur étouffante, les habitations sordides ou sophistiquées), les ruelles sombres, les plages désertes dans lesquels évoluent ces personnages, adolescents ou loubards, palpables, vivants. La répétition d’un mot, d’une expression, d’une phrase, jamais exactement la même vient marteler notre esprit, maintient notre attention sur le détail dérisoire qui devient du même coup essentiel et nous aspire dans une sorte de spirale qui conduit vers des dénouements qui laissent le lecteur pantelant. On sort de cette lecture bouleversé. L’auteur dont ce sont les premiers textes, montre qu’il possède déjà  une grande maitrise de l’écriture. Et une grande capacité à émouvoir.


L’auteur :
Né en 1987 à Mamou (Guinée), Hakim BAH est diplômé en Informatique. Attiré très jeune par l’écriture il participe à des concours de nouvelles, de scénarios, de théâtre.
Remarqué pour l’acuité de son regard, sa liberté de ton, tout autant que par son style, il a effectué différentes résidences d’écritures :
- au Burkina Faso (RECREATRALES),
- en Guinée (UNIVERS DES MOTS),
- à Paris (Théâtre de l’Aquarium avec le soutien du programme Afrique et Caraïbe en créations de l’Institut Français et à la Cité internationale des Arts dans le cadre du programme « Visa pour la création »  de l’Institut Français),
- à la Rochelle (Centre Intermondes dans le cadre de la Convention Institut Français et Ville de La Rochelle)
- à Tanger (Maroc).
Il a participé aux Rencontres Internationales des Jeunes Créateurs et Critiques en Arts de la scène à l’occasion du festival TransAmérique à Montréal (2013).
Il était un des auteurs invités au Printemps des poètes 2014 à Lyon, à la 13éme édition du festival REGARDS CROISES à Grenoble et à la 30éme édition des Francophonies en Limousin à Limoges.
Il a suivi des formations en écriture dramatique avec Roland Fichet, en mise en scène avec François Rancillac et Kouam Tawa.
Sa pièce, Le cadavre dans l’œil tourne actuellement en Belgique après sa création en Guinée à l’automne 2014.
Hakim Bah vit actuellement en France où il suit des études en master 2 « mise en scène et dramaturgie » à l’Université Paris-Ouest Nanterre.



Il est certainement l’un des jeunes talents guinéens les plus prometteurs.
 Ganndal au salon du livre de Paris avec Tachetures de Hakim Bah
Hakim Bah sera présent au salon  le dimanche 22 mars pour présenter son livre
sur le stand guinéen (T 76)

et le dédicacera  sur le stand de l'Oiseau Indigo Diffusion  (N 37/08) Dimanche 22 mars à 16h30.